Dégustation verticale de Daumas Gassac à Lille

Départ de Saison 2 VIGNES EN NORD en fanfare, avec la dégustation verticale de Daumas Gassac à Lille !

 

VIGNES EN NORD jeune Club oenologique de 70 adhérents,

est situé au Restaurant l’Huitrière à Lille.

Roman Guibert dans la lignée du célèbre Aime Guibert d’Aniane, s’est déplacé pour la circonstance “dégustation verticale” entre 2 coups de sécateur des vendanges, en plein boum dans le Languedoc !

Un public passionné.
Un public passionné.

12 vins superbes d’expression, favorisés par la mise en bouche des magnums de pétillants roses baptisés Frizzant (cépage cabernet ). Guilhem blancs et rouges ont surpris par leurs gourmandises et leur fraîcheur de fruits, attachés à la personnalité terroirs des villages voisins d’Aniane.

Daumas Gassac blanc 2013 naturellement plus discret, ne dissimula pas la perception fumée et sa touche salée en bouche, soutenue par l’effet calcaire. Comme a son habitude la nature a préservée quelques grammes de sucre restants. Belle maturité des raisins Chardonnay, Chenin, Manseng, Viognier et une dizaine d’autres.

Les 8 grands rouges de Daumas ont permis deux par deux de cerner le caractère fort du cabernet sauvignon non cloné et apte a la garde de 30 ans, comme a su démontrer ce domaine récemment au Salon Vinisud 2014 (voir www.daumas-gassac.fr ).

Série 1 en rouge, avec Guilhem et le DG 2013 (échantillon barriques). Guilhem charme agréablement par son fruit, son expression facile et son plaisir immédiat avec une bonne tenue en bouche.  Le DG 13 s’appuie sur les fruits noirs, du noyau et du fumé. C’est bien sur plus complexe et réservé. Bouche tres classiquement franche, charpentée, est dense pour cette entrée en scène. Encore 6 mois d’élevage pour affiner cela, l’achat primeur est une tradition à Daumas.

Série 2 des rouges avec le 2012 et le 2011 : ce dernier est plus sombre. Les FDB (Fruits des bois) sont de mises pour ces 2 vins, 2012 est confondant par la finesse et la dimension pleine et envoûtante de sa prime jeunesse. Un Casanova avant l’âge ! Vin séducteur derrière la fougue de ses tanins, la finesse prend le relais pour ce plaisir à profiter dans les 2 ans (16/20-4*). Quand au 2011, le nez est plus confiné, mais sur la structure. Arome de noyau, de plantes, de sureau, de cuir fin avec complexité et évolution sur le calcaire. Nez profond ! La bouche est immédiatement longue et savoureuse, dense par son gras et ses tanins stimulant l’AMPLEUR dans la lignée des grands millésimes qui le précédent (17/20-4*+).  Oubliez vos 2010 qui se referment actuellement.

 

Un aperçu de la gamme
Un aperçu de la gamme

 Série 3 DG rouge avec le 2009 et 2006 : celui de 5 ans est bouqueté intégrant du fume (classique), au floral, au boisé discret et au cuir fin. Les secondes passent et c’est une superbe diversité variétale qui prend le relais à l’image d’un verre vide de chartreuse ! Le 2006 lui, ainé de 3 ans, s’est préservé le confit de son fruit, c’est pulpeux et “havaneste” associé a la réglisse. Etonnante similitude aux seigneurs de Pauillac ou d’Hermitage, ainsi qu’aux 1996 et 86 de Daumas. Les bouches sont comparables aux précédentes avec en 2009 une longueur embaumante, texture plus lisse et avec la buvabilite très appréciable (18/20 5*). Le 2006 lui aussi par ses tanins serrés ne faiblit pas en structure et présente ici un grand volume sphérique. C’est a partir de 2006 que se présente une légère évolution de couleur (17/20 4*)

 

Série 4 DG rouge avec le cap des 13 ans à franchir : 2001 présente une robe plus évoluée, un nez excellent sur la figue, la brioche, la torréfaction légère avec droiture et une touche de “lait brulé” déjà observée sur l’Alsacien Burlenberg et le Dijonnais Chambertin (points commun du sol calcaire à entroques). La bouche est superbe, racée, franche, savoureuse, presque élégante avec un peu d’austérité des tanins, mais finale d’une grande finesse. (17/20 4*+) 2 pts de plus qu’en février. Le 1998 est depuis ses débuts un des plus profonds, volumineux et complexe. Ecorces boisées, fruits confits, notes fumées, camphre discret… La bouche est aussi fine que dense, aussi suave que complexe et monolithique (L’église de St Guilhem) au point de nous dissimuler la longueur. (19/20 – 5* en février)

Des robes Daumas d'une grande stabilité dans le temps
Des robes Daumas d’une grande stabilité dans le temps

CLOTURE de cette SOIREE à 25 ans avec le 1989 très sombre et peu évolué. Le nez est évanescent, très bouqueté avec du laurier, un cœur de cuir et de bois fin, du fruit séché, du noyau et des épices. Bouche envoutante, serrée avec une texture “élastique”. C’est savoureux et plein, dense et rond, kirch et cannelle avec des tanins médocains. Vin magnifique comme aux 3 verticales au domaine, d’il y a 7 mois, 10 ans et 14 ans  (5* 19/20 en février). Dégustation exceptionnelle a Lille ce 10 septembre 2014.

Eric DUGARDIN