Les Appellations de Bourgogne méconnues Eric Dugardin

Nouvelles découvertes d’Eric Dugardin (Formateur accrédité BIVB) des appellations identifiées de Bourgogne.

Mondialement réputés, Chablis et sa région produisent de grands vins blancs secs aux accents minéraux. Prenez le temps de déguster ces vins d’exception, puis échappez-vous vers les terroirs viticoles du Grand Auxerrois, pour vous laisser couler le long de la Côte… (www.chablis.fr) !

Photo de juin 2017 avec l’accompagnement du BIV Chablis

Photo à l’approche du très beau village de Chitry après la dégustation qui suit, superbe route du vignoble en direction de Saint Bris le vineux…

Présentation de 6 rouges d’appellations méconnues de la Bourgogne et à l’aveugle, au bureau des vins de Bourgogne avec Françoise Roure.

Le 1er rouge dégusté est plutôt sombre, on ne s’attend pas à ce duo de cerise et de fraise au nez et avec finesse. La texture de bouche est excellente. Des tanins de peau vous enveloppent le volume, finement rôti-fumé par ses flaveurs*, c’est facile et c’est gourmand, donc buvons pour cela et pas autre chose. Htes Cotes de Beaune 2015 du Domaine Parigot et ce n’est pas « crétin ». https://www.facebook.com/Parigot-p%C3%A8re-fils-168662569822907/

Le suivant nous vient de Côte Chalonnaise (Saône et Loire) et la surpise vient du nez marqué par l’influence du sol au point d’ètre truffé (le calcaire doit y ètre pour quelque chose), le fruit y parait plus léger. En bouche c’est du plaisir avec une certaine facilité de corps, des flaveurs de peau de fruit, un tanin un peu accrocheur, c’est à boire aussi, pas à garder. Millésime 2013 du Clos de l’Evéché, Dom. Vincent Joussier. http://www.domainedeleveche.com

Le 3ème ne risque pas de nous lasser, car on apprècie dans le même style une expression plutôt florale, évoquant la violette (enfin le bonbon). Franchise de bouche, et les flaveurs de fleurs se laisse gagner par la pêche. Cette fois c’est une jolie mâche progressive  qui nous laisse présager une garde de 3 ans couché environ. Jeux de mot facile ici, puisqu’il s’agit de la jeune AOP Cotes du Couchois, « Blason de Vair », Chateau de Couche 2015. La porte est ouverte aux autres jeux de mots ! http://www.cotesducouchois.com/content/10-blason-de-vair  olivier.poelaert@cotesducouchois.com

En 4ème service, c’est une pointure, tant en couleur (très belle) qu’en élégance du nez que l’on jugera complexe et très frais. Le toucher de bouche est supérieur, finement serré en équilibre avec ses tanins, du volume et une certaine droiture de bonne allonge. htes Côte de Nuits, Clos des Dames Huguettes 2015, Philippe Gavinet. http://www.domaine-gavignet.fr

Toujours à l’aveugle, on observe une robe de vin rouge en évolution. Le nez est plus fleuri que fruité au profit de notes racinaires. On sent le 2013 mais c’est sans compter la bouche d’envergure avec mache et rusticité. Il a de la tenue et aussi de la buvabilité, ouf ! Bourgogne Epineuil (département Yonne) 2014 (et non le 13) Domaine de l’Abbaye du Petit Quincy. https://www.lesvinsdabbayes.fr/domaine-de-l-abbaye-du-petit-quincy 

Le dernier rouge est plus soutenu (2014?) un nez axé aussi sur les senteurs de sol et de bulbe, la bouche est intéressante avec mache et minéralité calcaire s’imposant en « croix de bouche », un joli tanin derrière le coté juvénile. on peut patienter encore un an ou bien on le sert en viande rouge plutôt que blanche. Bourgogne Chitry, Vau du Puit, Dom. Olivier Morin. http://www.olivier-morin.fr/  chitry@olivier-morin.fr  Bon appétit ED

Une sélection pertinente pour ces AOP méconnues de Bourgogne

 

 

Présentation de 6 blancs d’appellations méconnues de la Bourgogne et à l’aveugle au bureau des vins de Chablis avec Françoise Roure.

Le 1er dégusté se révéla être en AOP Cotes d’Auxerre du Domaine Verret. La robe est or pâle reflets verts, avec de la subtilité au nez, fruité discret dominé par l’odeur du calcaire et le tilleul.

Le 2ème vin parait plus généreux (pressenti plus au sud…) mais avec une texture de bouche plus accrocheuse (calcaire en altitude) des amers prolongent sa fin de bouche intéressante malgré quelques notes végétales. C’est un Hautes Côtes de Beaune du Domaine R.Dubois.

Le 3ème surprend par son toucher de bouche, goutteux, salin et gourmand. C’est un vin rond et agréable…Il est en AOP Bourgogne Chitry d’Olivier Morin, Cuvée Olympe.

Le 4ème sur la photo, très frais avec une particularité de buis au nez, s’exprima avec un vrai relief en bouche, prolongé par des amers « crayeux ». Domaine Thévenot le Brun à Marey les Fussey (21).

En 5ème place de service le profil aromatique positionne la recherche de la parfaite maturité du raisin avec du floral précis et du bulbe. Profond et généreux, la bouche n’en est pas moins avec franchise, et texture salivante, flaveurs de noisette et de fougère. C’est le Domaine La Croix Montjoie et la future AOP VEZELAY (qu’on se le dise !).

Pour conclure les blancs, c’est avec la belle AOP historique de Bourgogne Tonnerre et le Domaine Marsoif à Serrigny, que nous retrouvons un nez très « parfumé » du tilleul, avec des notes de pomme cuite et beaucoup de subtilité. Bouche savoureuse, saline et immédiatement longue. Le point commun de tous ces blancs fut la sensation « crayeuse-calcaire en bouche avec des tensions variables selon les origines géographiques. De belles découvertes. Eric Dugardin

Une très belle diversité d’appellations méconnues

About The Author

Eric DUGARDIN

Après l'Ecole Hôtelière du Touquet, les candidatures furent immédiates aux concours de Sommellerie (Trophée Bacchus, Ruinart, Armagnac, Meilleur Sommelier de France Sopexa, Master of Port) et en parrallèle des fonctions de Sommelier. Du Commis Sommelier à 18 ans avec J.P. Arabian à Lille, Sommelier à "La Belle Epoque" du Queen Victoria Lille avec J.C. Wallerand, en passant par Chef Sommelier à 22 ans chez Michel Rostang à Paris, jusqu'à Directeur de Restaurant à La Laiterie de Lambersart. Bénévole à l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern, afin de mieux se préparer à la finale (remportée) du Master of Port 1991. Passage à l'Université du vin à Suze la Rousse 10 ans plus tôt, entre deux concours pour prendre les meilleures bases en analyse sensorielle. Fréquentations du Maître en physiologie du Goût : Jacques Puisais régulièrement à Tours (merci Pierre Couly) et à Lille. Collaboration à la chronique gastronomique de Nord-éclair et son auteur, feu Claude Chrétien pendant de nombreuses années avec Yves Thorez. Professeur d'Hôtellerie au Lycée -UFA M.Servet de F59 LILLE depuis 1989 complété par l'activité de Sommelier Conseil depuis 1992. Conseil avec Chateau Haut Gléon en Corbières pendant 9 ans ; rédaction des commentaires et fiches techniques. Travail d'assemblages des cuvées 2 fois par an de 1992 à 2001. Conférencier pour Inter-Rhone pendant 9 ans, puis Formateur accrédité pour le Bureau des Vins de Bourgogne jusqu'à ce jour. Animateur du WBC de Lille depuis 4 ans.