VERTICALE 30 MILLESIMES DAUMAS GASSAC

Description VERTICALE sur 30 millésimes.

Au domaine Daumas Gassac en 2014 à ANIANE !

16 Jurys Journalistes Intenationaux, Importateurs ou Cavistes et Sommelier
16 Jurys Journalistes Intenationaux, Importateurs ou Cavistes et Sommelier

Vignoble Daumas Gassac est situé à 40 kms à l’Ouest de Montpellier (A750) en direction de Millau, département de l’Hérault.

En département de l'Hérault (France)
En département de l’Hérault (France)

A proximité de l’AOC Languedoc Montpeyroux, l’histoire de ce vignoble Daumas Gassac est originale par les différents concours de circonstances (géologie particulière inexpliquée, intervention d’Emile Peynaud…) qui ont permis de faire éclore le 1er millésime en 78. Daumas Gassac est l’un des plus grands vins rouges de France, apte à bonifier sur au moins 35 ans et l’a démontré tous les 5 ou 10 ans en ayant déjà organisé ce type de dégustation. Ayant eu la chance d’y participer en 2001, 2005 et maintenant 2014 la comparaison des 3 rapports est passionnante. Voici les premiers commentaires de cette journée hors normes.

Du plus jeune au plus ancien, voici dans un premier temps, la génération 2000

MILLESIMES :Daumas Gassac 2012. Vendangé en 10 jours et assemblé avec 75% de Cabernet Sauvignon ou 85% de cépages tanniques. Ce millésime n’est pas le plus complexe au niveau de l’analyse technique mais étonnant en dégustation, après 8 jours de mise en bouteille (le pire moment pour le déguster) Rouge moyennement sombre. Nez immédiatement kirché, avec notes d’amande, prunelle, pivoine, DIFFICILE A CERNER à ce stade de la mise. Bouche franche et centrée, tanins corpulents (jugé en verre ballon). Dimension large et longue. Belle rémanence avec un boisé apparemment sur des amers soyeux. Très long et envoûtant. Mot clé : corpulence Etoiles : 3/4* – Note : 15,5 à 16/20

Comparatif de couleurs
Comparatif de couleurs 30 millésimes

2011 : Avec moins de Cabernet Sauvignon, mais 81% de cépages tanniques, possède une supériorité en acidité et en alcool. Les tanins rivalisent avec le 2006 et 2003. Robe intense, sombre et profonde (je vous avais prévenu).

Nez intense, complexe, cuir, épices. De la réduction nécessite un effort d’aération, pour du fruits noir, noyau accompagnant la profondeur avec élégance, parfum des bois, vanille, touche iode et cire . Évolution sur cuir plus fin et le bois d’élevage. Bouche EXCELLENTE, par le soyeux des tanins, profondeur linéaire mais envoûtée progressivement avec son aération. A se réjouir avant d’observer une phase de repli et fermeture. Mot clé : profondeur linéaire 4*. 17 MILLESIME POTENTIEL DE GARDE

2010 : toujours vendangé vers la mi-septembre comme les plus jeunes. Les assemblages et chiffres d’analyses sont comparables au 2011, mais avec une acidité légèrement supérieure. Robe intense sombre et moyennement soutenue en matière. (Probablement du à l’acidité « vivifiante » et dire que nous sommes en Languedoc…équilibres exceptionnel grâce aux nuits froides). Nez au contraire sur la profondeur, touche fumée. Dans le verre ballon : c’est plein, étoffé avec subtilité des nuances : fruité, acidulé. Complexité et raffinement, fermer le rideau, il se replie sur scène et devra s’oublier progressivement ! Bouche confirmant la fraîcheur, influante sur la fermeté des tanins et sans affecter le soyeux de texture propre à Daumas. Indice de tanins élevé et caractère variétal (plante et chlorophyle). Ne pas le carafer en 2014 pour limiter la phase de fermeture des tanins. Gouté 1 mois plus tôt à Lille il exprimait « la queue de paon » digne du vin Jaune du Jura. Tenter le réveil progressif vers 2016, mais cela risque d’être long… Mots clés : ELEGANCE-FRAICHEUR 4* 17/20 MILLESIME GRANDE GARDE

2009 Vendanges un peu plus longue, analyses comparables, sauf pour le taux de glycérol presque double de la moyenne. Robe cerise-pivoine. Nez plutôt sauvage, cuir, avec «droiture ». Notes sur le fumé, épicé, cuir, s/fond cerise marasquin. Rôti avec des notes d’oranges étonnantes. Bouche plutôt VERTICALE, HAUTE en structure, équilibre, fraîcheur et tanin. Texture serrée, de sensation variétale et d’influence atlantique (le vent dominant ne devait pas être l’habituel…). Élégant malgré tout. Naturellement juvénile car c’est un grand gaillard athlétique. Millésime de grande garde.

Mots clés : VERTICALITE, équilibre. 5* 18/20

    Vignes de 40 ans   Pudding de calcaire éclaté

2008 Vendanges de 3 semaines, chiffres comparable au 2012. Robe cerise sombre. Nez de grande complexité, en fermeture hésitante. Notes balsamiques (cèdre), allure du fruit confite, expression droite, avec de la prunelle et des plantes locales très agréables. Bouche de GRANDE  ENVERGURE, profonde, s’appuyant sur une minéralité enrobée par des tanins en extension et avec fermeté enjôleuse. Très belle longueur rehaussée par l’étonnante acidité perçue du millésime (le PH le plus faible après 2006, 79 et 78 en 35 ans). Mots clés : ENVERGURE. A GARDER 4*. 17

2007 Vendangé fin septembre, les chiffres sont étonnants de similitude avec les précédents Robe sombre, pas évoluée pour un vin de 6 ans. Nez à dominante moka, chêne fin et écorces d’oranges. Dimension prenante. Bouche CORPULENTE, inattendue, PLEINE, à la texture serrée, beaucoup de minéralité et facilité de boire mais dissocié d’une pression ferme des tannins. A BOIRE et à GARDER 4*. 16 MOT CLE : INATTENDUE

2006 Egalement vendangé fin septembre et possédant un peu plus de Merlot (8%) et de Syrah (3,8%). Les indices de tanin sont les plus élevés avec le 2003 et LE 95 en 35 ans. Robe sombre, disque cerise, légère évolution de 5 ans en apparence. Nez harmonieux, agréable, sur fumé, les écorces et un boisé fin. Profondeur GENEREUSE  à chaleureuse. Solaire et  Catalan à la fois. (pourtant le ph le +bas des 34 millésimes) Bouche complexe, structurée, savoureuse à la fois. Très joli grain serré et suave, plein et dense. Tannins enrobés. Dimension de texture exceptionnelle, très long. 5*. 18 MOT CLE : GENEROSITE PARADOXE

2005 : que 63% de cabernet, des chiffres peu différents des belles années récentes, et il fait le buzz ! Robe moins profonde, légère évolution de 3 ans. Nez PUISSANT, complexe, épices,  caractère rôti, très profond. Bouche large, substantielle, d’une grande dimension crescendo et d’une longueur exceptionnelle. Un peu d’austérité et de suré. Vin hors normes. Paradoxe de ces millésimes qui n’ont pas les indices de constitution les plus élevés, bien au contraire, donc qui impressionnent plus librement le consommateur à moyen terme !!!! La production fut-elle plus faible encore ? A BOIRE et à JOUIR. 5*. 19 MOT CLE / HORS NORMES

FIN  provisoire de la très belle série des jeunes millésimes. Eric DUGARDIN 2014 – Sommelier Conseil et Professeur de Sommellerie à LILLE – www.gout-et-vin.com  – 06 60 69 54 21 – dugardin-eric@wanadoo.fr

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2004 (après la page 1 consacré à 2012 jusqu’au grandissime 2005)
Robe en évolution.
Nez superbe avec un certain épanouissement.
Au premier abord, des épices, fruits confits, de la cendre.
Bouche plutôt charnelle par son velouté de texture et tanins. Dimension large avec un début d’évolution « buvabilité ». Tannins un peu dissociés et aqueux comme à ses débuts signe d’identification du millésime
3/4*. 14 MOT CLE : BUVABILITE

2003
Robe un peu claire, légère évolution.
Nez plutôt évolué et proche du feuillus végétal, des cerises macérées et fruits séchés. De la complexité en sensation de structure, tannins mais pas en chair.
Notes de fougère, tabac, muscade, réglisse.
Bouche imposante en attaque et en masse tannins unique. Austérité de ses tannins, frustration du plaisir, vin en repli.
3*. 14

2002 
Robe sombre grenat, disque en évolution cohérente.
Nez excellent et mature sur le havane, le cacao, l’écorce du platane, belle intensité, beaucoup d’étoffe et d’envolée.
Bouche charnelle, veloutée, et moyennement ferme.
Tanins délectables, au bouquet muscade et réglisse, associés à la cerise ensemble.
A boire avec élasticité des textures.
Le plus épanoui et séveux à ce stade.
3*. 13

2001
Robe sombre, évoluée, brillante, rubis, moins évoluée.
Nez complexe, plein, sur la retenue avec du confit. Un cuir très fin, une dynamique sève, de la race !
Bouche énergique aux tannins gourmands, denses et réglissés. Superbe finesse.
Franchise et rémanence.
4*. 15

2000
Robe sombre, évoluée, profondeur moyenne.
Nez plutôt grenache….complexité fumée.
Bouche très franche, serrée de texture avec suavité.
Bouquet croissant et envoûtant, épices bois nobles, résines fines, tonicité, tannins fins aussi. Jolie rémanence et franchise.
4/5*. 16/17

1998
Robe sombre. Disque serré avec évolution.
Nez toujours d’une grande complexité sur les écorces boisées et fruits confits, profondeur et minéralité d’ensemble. Grande dimension.
Bouche très fine de texture, corps dense et franc.
Avec solidité dans son approche et par ses tanins.
Suave et complexe, longueur dissimulée.
5*+. 19

1997 LA RÉVÉLATION
Robe sombre, étonnante de jeunesse avec une tranche à peine grenat.
Nez intense, superposé au coeur des arômes avec la boîte à cigare, la muscade et les fruits séchés.
Bouche épanouie, veloutée et charnelle, sensuelle et autoritaire.
 


1995
Robe sombre étonnamment jeune aussi. Tranche intérieure grenat.
Nez sur la réserve mais classique sur enveloppe chêne fin, coeur cerise et laurier. Très belle évolution sur le fumé avec excellente complexité.
Bouche superbement soyeuse et puissante, un pur-sang tonique, frais et sur le retenue, évolution plus serrée et élastique.
A GARDER
5*. 18

1994 LE MEDOCAIN
robe très sombre, disque cerise étonnant de jeunesse. L’évolution amorcée.
Nez de grand raffinement, étonnant sur l’encens, le cèdre, le cassis cuit, le cognac.
Bouche énorme en profondeur et race, structure et fraîcheur.
Le plus MEDOCAIN s’appuyant sur des amers extensifs en queue de paon.
5*. 19

1992
Robe sombre peu évoluée également.
Nez très franc et expressif, profond, racé plus une pointe de réduction. Gourmand et catalan, confit et animal, éloquent en souvenir.
Bouche charnelle, suave, longue, délayée, envoûtante.
Délectable et un tantinet classique, délicieux et encore rebelle.
4*. 16

1991
Robe sombre, disque évolué.
Nez en évolution, affaibli sur l’approche, complexe en profondeur immédiate.
Bouquet cèdre, cuir confit à la fois. Notes fumées avec une pointe d’acidité volatile.
Bouche très large et profonde à l’approche très buvable et agréable. Des tannins un peu austères en longueur, très belle rémanence.

3/4 *. 14

1990
Robe grenat évoluée.
Nez discret peu évanescent mais avec joli fond. Plus tonique, évolution complexe, capiteuse avec du rôti, du cuir fin, de la cendre, un air de « vintage Port ».
Bouche immédiatement longue avec un bouquet havane associé à la cerise et la muscade. Corps enveloppant et inattendu. Une
gourmandise surprenante. Très long soutenu par ses tannins.
4*. ÉPANOUI

1989
Robe très sombre, intense, disque serré, peu évolué.
Nez complexe, profond avec des notes volatiles, de lauriers, coeur de cuir, d’épices et bois fin. Pointe de tabac brûlé.
Bouche très dense, pleine, ronde, suave et enrobée, longueur impressionnante par sa trame, son élasticité.
L’INCROYABLE RETOUR À 24 ANS UN COMBATTANT.
5*. 18

1988
Robe très sombre, disque grenat.
Nez charnel, bouqueté, profond, minéral et tonique.
Bouche verticale avec un délivré de structure, un volume et un équilibre harmonieux.
Une superbe longueur, un épanouissement sans fatigue.
LE MAESTRO
5*. 18 E.Dugardin Sommelier Conseil depuis 1992

http://www.daumas-gassac.com/DEGUSTATION-VERTICALE-pg-47-pgi-79.html