Pourquoi la réduction du cuivre est devenue essentielle en viticulture bio ?
Depuis le début du XXe siècle, la « bouillie bordelaise » (mélange de sulfate de cuivre et de chaux) tient lieu de rempart contre le mildiou. Mais le cuivre, s’il est naturel, n’en est pas moins un métal lourd, persistant et toxique pour la faune du sol :
- Accumulation dans les sols : Plusieurs études révèlent que les parcelles traitées depuis plus de 50 ans atteignent 200 à 400 mg de cuivre/kg de sol, contre 30 mg/kg à l’état naturel (source : INRAE).
- Toxicité : Le cuivre freine l’activité des vers de terre, des micro-organismes et impacte les organismes aquatiques (source : Anses, 2018).
- Législation : Depuis 2019, le règlement européen limite l’utilisation à 4 kg/ha/an sur 7 ans en moyenne, alors que les doses pouvaient auparavant atteindre 15 kg/ha/an sur certains millésimes difficiles.
