Un cépage d’exception préservé par une aire minuscule
Le Romorantin n’a d’existence officielle qu’à Cour-Cheverny, une AOC obtenue en 1997 après des années de lutte pour défendre ce vestige ampélographique. Sur moins de 70 hectares (source : INAO, Vins Val de Loire), c’est à la fois un micro-vignoble et un écosystème insulaire face à l’uniformisation, puisqu’on ne le retrouve nulle part ailleurs en France, ni dans le monde sous sa forme pure.
- Superficie AOC Cour-Cheverny : environ 70 hectares
- Nombre de producteurs : une vingtaine de domaines
- Production annuelle : entre 300 000 et 400 000 bouteilles estimées (selon les millésimes)
La rareté ne tient pas du hasard : plus rustique et moins productif que les grands cépages, le Romorantin n’a jamais séduite l’industrie mais charme les défenseurs de la biodiversité. Sa présence depuis cinq siècles dans cette zone limitée contribue à façonner une véritable identité, indissociable du paysage de la Sologne viticole.
